La commission Éducation de la Gauche Ecosocialiste organisait le 18 mars 2024 une réunion débat. Cette initiative était animée par Laurence De Cock (historienne de l’école, enseignante et militante pédagogique, membre de la commission Éducation de la GéS) qui est revenue sur la situation actuelle de l’école et a dressé des pistes politiques. Frédéric Grimaud (enseignant et docteur en sciences de l’éducation, militant au SNUipp-FSU) est revenu sur la question du travail des professeur.es à partir de son ouvrage (Enseignants, les nouveaux prolétaires) et Grégory Chambat (enseignant en collège auprès
Le 25 avril 1974, la diffusion de « Grandola Villa Morena » (1) sur les ondes de Radio Renaissance marque le lancement de ce qui n’était à l’origine qu’un coup d’Etat et allait rapidement devenir la « Révolution des Œillets ». A l’origine de l’événement, il y a la prise du pouvoir par certains secteurs de l’armée, à l’instigation du Mouvement des Forces Armées (MFA). Le MFA est une organisation clandestine regroupant des officiers supérieurs – les « capitaines d’Avril » – dont l’objectif principal était d’en finir avec les guerres coloniales perdues d’avance que le
Etablissement au statut hybride rendu possible grâce à la Loi « Pour une école de la confiance » de J-M Blanquer, qui permet de déroger entièrement à la carte scolaire, de sélectionner les élèves et de recevoir des financements privés, il s’agit d’un établissement qui transpose dans le public les principes d’entre-soi et de sélection propres aux établissements privés les plus élitistes. Située dans la zone littorale d’Euroméditerranée, vaste projet de renouvellement urbain des quartiers du port, au pied du siège social de la CMA-CGM, elle est actuellement en construction en partenariat
Les conclusions de la mission parlementaire sur le financement de l’école privée sous contrat, dont les rapporteurs sont Paul Vannier (LFI, Val d’Oise) et Christopher Weissberg (RE, 1ère circonscription des français de l’étranger), ont été publiées mardi 2 avril dernier. Elles pointent en premier lieu l’opacité qui règne sur le montant des dépenses publiques allouées à l’enseignement privé, cela alors que la mobilisation pour un plan d’urgence pour l’éducation en Seine St-Denis se poursuit depuis plusieurs semaines et fait face à la surdité accablante du gouvernement. Cette situation souligne à
Lettre ouverte au Maire de Montpellier « …Que cherchez -vous ? Vos messages /Arrivent au bateau déformés; /Votre amour devient haine, /Votre sérénité tourment; /Et je ne peux me retourner /Pour voir vos visages sur la rive… » (« Solidarité » Georges Séféris) Jamais on ne pourrait imaginer en se déplaçant dans le tram, que nous sommes dans une ville avec un maire socialiste… Chaque arrêt de tram nous glace le coeur et nous ramène à un contexte de loi martiale répressive, une ambiance de « dictature » morale… La bienvenue gratuité des transports en métropole (bienvenue, bien que limitée ! ),
Syriza traverse actuellement ce qui pourrait bien être sa crise finale après l’élection à sa tête d’un ancien trader : Stefanos Kasselakis. Celui-ci a pris la succession d’Alexis Tsipras après la déroute électorale récente du parti, en bénéficiant d’un large soutien des médias dominants et d’un système de « primaire interne » qui permet à toute personne s’inscrivant en ligne et payant la somme de deux euros de participer à l’élection du chef du parti. Stathis Kouvélakis analyse dans cet article ce qui apparaît d’ores et déjà comme la « deuxième mort » de
Le 25 avril 1945, alors que plusieurs grandes villes italiennes avaient déjà été libérées par l’action conjointe des partisans et des armées alliées, le Nord de l’Italie était encore sous la botte des troupes nazies et des forces fascistes du régime musssolinien de la République de Salò. A Milan, la Résistance lance un appel à l’insurrection générale et, le 8 mai, l’ensemble de l’Italie est libéré. Depuis lors, le 25 avril est une journée fériée, fête de la Libération, célébrant la victoire sur le « nazifascisme ». Elle a toujours été
Le terrible attentat de Moscou, au centre commercial et salle de spectacles Krokus, revendiqué par l’Etat Islamiste au Khorasan, a fait de très nombreuses victimes et a causé un choc très important dans la population russe. Il est utilisé par la propagande poutinienne pour renforcer les mesures répressives et de contrôle de la population et alimenter la propagande en faveur de la guerre. Un des aspects les plus préoccupants de cette propagande concerne les migrants et les personnes originaires des ex-républiques orientales de l’Union Soviétique. C’est ce qu’analyse cet article
Les élections pour renouveler l’ensemble des collectivités locales en Turquie ont eu lieu le 31 mars 2024. Il s’agit d’un scrutin multiple. Chaque électeur/trice est appellé-e à voter plusieurs fois : pour son muhtar (élu à l’échelle du quartier ou du village en zone rurale), le/la maire, le conseil municipal et, dans le cas des « municipalités métropolitaines », pour le maire métropolitain, et pour les départements sans « municipalité métropolitaine » des conseils départementaux (qui ont assez peu d’importance en Turquie). Deux précisions doivent donc être faites : 1) Les « municipalités métropolitaines » correspondent à peu
Le grand historien et dirigeant historique du Bloc de gauche Fernando Rosas propose quelques éléments d’analyse du bouleversement politique qui vient d’avoir lieu au Portugal : non seulement la défaite électorale du PS (qui gouvernait depuis 2015) au profit de la droite, mais aussi et surtout la progression de l’extrême droite (Chega, qui signifie en portugais « ça suffit »), passée en cinq ans de l’inexistence électorale à 18 % et 50 députés. La situation appelle selon lui à une réflexion collective au sein de la gauche portugaise pour agir ensemble, défendre l’essentiel et
On se demande souvent si nous ne vivons pas une réédition des années 1930, quand on voit comment les élites politiques et économiques conservatrices ouvrent la voie à l’extrême droite, en pleine crise des systèmes libéraux. Dans quelle mesure revivons-nous une sorte de République de Weimar ? Nous avons toujours du mal à penser le présent et l’avenir et nous recherchons des analogies. Depuis la crise de 2008 on assiste à la fois à une crise économique multidimensionnelle, avec certains éléments similaires à ce qu’a été le krach de 1929, et
Le résultat inattendu des référendums du 8 mars en Irlande est une déception et renvoie l’image d’une Irlande retournée à son atavisme traditionnel. Les amendements proposés, qui allégeaient la conception réactionnaire de la famille et de la place des femmes en son sein telle qu’elle est gravée dans la constitution, ont été rejetés à 67 et 73% des voix, avec une participation de 44%. Jamais un vote référendaire n’avait été aussi largement perdu, alors même qu’aucun parti d’importance n’appelait à voter non. Particulièrement rétrograde, adoptée en 1937, la constitution irlandaise
À moins de 4 mois d’un scrutin pour renouveler le Parlement européen, les extrêmes droites abordent l’élection en position de force : elles gouvernent déjà dans 6 pays de l’Union – seules ou en coalition – et les sondages les annoncent comme première ou deuxième force dans 9 autres1. Au cœur de leurs discours, et par-delà des divergences entre les diverses formations, l’idéologie anti-immigration les rassemble. Si on dépasse le cadre des partis d’extrêmes droites pour comptabiliser les formations prônant une idéologie anti-immigration, le constat est encore bien plus alarmant. Comme
A l’occasion du 8 mars, l’hebdomadaire Le Point a publié une tribune assez affligeante signée par Eric Ciotti (c’est le chef !) et vingt-six élues – députées, députées européennes, sénatrices, maires, responsables politiques – du parti « Les Républicains ». Dans un premier temps, les signataires rappellent tout ce que, en France, la droite « a fait pour les femmes » : le droit de vote, la loi Veil, la loi Neuwirth, la loi Coppé-Zimmerman (quotas de femmes au sein des conseils d’administration), etc. La présentation satisfaite de ces « avancées obtenues par la droite » est quelque peu amnésique puisque la tribune se
Quelle organisation politique peut se passer de l’élaboration d’un projet pour l’éducation en général, pour l’école en particulier ? Un projet qui peut être conçu en partant du rôle qu’a l’institution scolaire dans la société, ou encore à partir de l’enfant et son développement, à partir de ce que souhaitent les familles même ou bien encore à partir des contenus disciplinaires à enseigner. Mais il est plus rare de penser l’école à partir de l’activité de celles et ceux qui y travaillent. Je ne parle pas ici du travail qui leur