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La fuite en avant islamophobe des macronistes

Le courant politique bourgeois au pouvoir, le macronisme, c’est à dire le néolibéralisme à tendance répressive, ne peut plus se passer de l’islamophobie. Il s’agit d’une véritable dépendance qui a tout à voir avec l’incapacité du néolibéralisme à proposer un horizon politique mobilisateur, à faire accepter son projet de reformatage de la société comme légitime ou même, tout simplement, à être efficace. Cela n’est pas étonnant : à chaque gouvernement menant une politique libérale qui se succède, le consentement populaire est plus difficilement acquis et l’islamophobie est un levier encore plus

Dépasser la sidération immédiate

Le fanatisme religieux a tué et hélas il tuera encore. Toutes les religions, excepté peut-être le paganisme antique, en ont été, et en sont, porteuses. L’Eglise catholique est responsable du massacre de millions de personnes, y compris d’autres chrétiens. L’assassinat de ce professeur est un acte horrible et la question est de savoir pourquoi un jeune de 18 ans en est arrivé à faire cela. Si l’on veut dépasser la sidération immédiate, la condamnation, certes nécessaire, ne servira à rien si nous ne comprenons pas les mécanismes qui ont abouti

Quand l’islamophobie prend le masque de la laïcité

L’appel à la manifestation le 10 novembre contre l’islamophobie a mis de nouveau en lumière les divisions de la gauche sur ce sujet. Alors que les actes et les discours antimusulmans se multiplient, il devrait avoir à gauche un réflexe unitaire antiraciste, cela n’a pas été totalement le cas. Le PS a publiquement attaqué la manifestation. Le PCF n’y appelle pas officiellement et son secrétaire général a annoncé qu’il n’y serait pas présent, de même que Yannick Jadot et ce malgré la présence de nombreux responsables communistes et d’EELV. On

Sur le sentier de la guerre… sainte

Ça y est, c’est reparti ! Contre le projet gouvernemental d’ouverture aux couples de femmes et aux célibataires de la Procréation médicalement assistée (PMA), l’Église catholique appelle à la mobilisation de rue, toutes affaires cessantes. Comme à son habitude, l’appareil ecclésiastique déploie son offensive avec un maximum d’hypocrisie. Ainsi le président de la Conférence des évêques de France, Éric de Moulins-Beaufort (1), déclare : « Personnellement, je ne vois pas comment nous pourrions empêcher des citoyens, catholiques ou non, inquiets de ce projet de loi, de manifester s’ils pensent que c’est un