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Ukraine : la solidarité se renforce en France

La guerre en Ukraine continue. Malgré les revers subis par l’armée russe, Poutine maintient sa stratégie d’agression, touchant notamment les populations civiles. Le vice-président du parlement russe, Piotr Tolstoï, a été jusqu’à déclarer vouloir détruire l’Ukraine et la « ramener au 18e siècle » (sur BFM le 24 novembre). Alors que la résistance ukrainienne remporte des victoires sur le terrain, des pressions se font plus fortes – notamment de la part des États occidentaux – pour demander aux Ukrainiens d’être « raisonnables ». Dans les médias, même parmi les plus favorables à la cause

Résolution : la guerre et l’avenir de l’Ukraine et du Mouvement de Gauche

Le peuple ukrainien a été confronté à des défis difficiles, mais il a prouvé sa capacité à lutter pour le droit de décider de son propre destin, et sa détermination à défendre le pays et à mettre fin à la guerre dès que possible. Les autorités et les représentants de l’idéologie fondamentaliste du marché, ainsi que les grandes entreprises, continuent de faire passer un modèle économique axé sur le bénéfice d’une minorité au détriment du bien-être de la majorité absolue. Dans ce modèle, les travailleurs sont complètement soumis à la

Ukraine : non à la guerre de Poutine !

La guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine vient d’entrer dans son huitième mois. Elle prend une importance toujours croissante, tant par l’implication à des degrés divers de nombreux acteurs internationaux dont les buts sont parfois très éloignés du soutien proclamé à l’autodétermination du peuple ukrainien, que par les conséquences multiples qu’elle a pour l’ensemble des populations de la planète. Les dernières déclarations de Vladimir Poutine, qui font suite à huit mois de résistance ukrainienne et à une série de contre-offensives qui mettent en lumière les faiblesses et l’essoufflement de

Dans la Gauche russe, une voix anti-guerre

Interview d’un intellectuel et militant russe célèbre à propos du mouvement anti-guerre Né en 1981, Ilya Budraitskis est issu d’une génération qui a grandi au milieu des dures réalités de la Russie post-soviétique mais il n’a pas pour autant opté pour le libéralisme à l’occidentale ou pour l’une des variétés du nationalisme (incluant ce que l’on peut définir comme le « poutinisme »). Au contraire, il a essayé de se reconnecter à la tradition du marxisme critique. Historien de formation, il a été un critique franc de Poutine mais aussi un analyste

La remilitarisation de l’Europe sous le regard fatigué de la gauche

Militant anticapitaliste et député européen, Miguel Urbán analyse dans cet article la remilitarisation en cours de l’Europe. Celle-ci constitue depuis longtemps un projet pour les classes dirigeantes européennes et l’invasion russe de l’Ukraine, avec son cortège de crimes de guerre et de souffrances, leur a fourni un prétexte idéal pour s’engager dans cette voie désastreuse pour les peuples. Dans ce contexte, il plaide pour que la gauche affronte le bellicisme ambiant en adoptant une politique anti-militariste, s’opposant aussi bien au projet impérial russe qu’à l’escalade militaire engagée par l’OTAN.  ***

Solidarités Ukraine

Dès le commencement de la guerre en Ukraine, un réseau européen de gauche s’est constitué en soutien à la résistance ukrainienne, « armée et non armée ». Il regroupe des mouvements, organisations, structures syndicales mais aussi des individus et personnalités de l’ouest comme de l’est du continent1. Alors qu’une bonne partie de la gauche internationale est souvent hésitante à soutenir inconditionnellement la lutte du peuple ukrainien tel qu’il est (et non tel qu’on aimerait qu’il soit) il est important qu’une voix progressiste s’exprime. L’enjeu est de taille, que le soutien à l’Ukraine

Quelle solidarité avec la Résistance ukrainienne ?

Le déclenchement de la guerre en Ukraine, et les tâches de solidarité internationaliste qui en découlent, ont remis à l’ordre du jour, au sein de la gauche radicale tant occidentale qu’est-européenne, une série de débats politiques de premier plan, sur la nature de cette guerre, sur l’impérialisme russe, sur le rôle de l’Otan et de l’Union Européenne, sur le pacifisme… Le site d’Ensemble Insoumises a, dès le début de la guerre, commencé à rendre compte de ces débats en publiant, notamment, les contributions Gilbert Achcar et de Stathis Kouvelakis .

Ukraine : une guerre de libération

Vladyslav Starodubstev, dirigeant de Sotsialniy Rukh (Mouvement Social), organisation de la gauche radicale ukrainienne, a accordé une interview le 7 juin à Tom Harris, pour le magazine britannique en ligne « workers liberty.org ». TH : La guerre s’est déplacée vers le Donbass. Que signifie ce changement dans l’évolution de la guerre ? Comment cela change-t-il l’expérience quotidienne de la guerre ? Et à quel genre de changements futurs vous attendez-vous ? VS : En termes d’expérience quotidienne, tout dépend de la région. À Kiev, c’est un soulagement bienvenu, car nous ne

Que se passe-t-il dans la gauche italienne ?

Un article de Piero Maestri, militant de la gauche radicale italienne, collaborateur de l’édition italienne de la revue Jacobin. Sa version anglaise sera publiée sur le site américain « New Politics ». Le 25 avril –Jour de la Libération à l’occasion de l’anniversaire de l’entrée à Milan des Partisans en 1945 et de la chute du fascisme – est la fête la plus importante pour le peuple de gauche et les antifascistes. C’est à Milan qu’a lieu le défilé principal, organisé par l’ANPI (association nationale des partisans italiens) et le Comité permanent

Déclaration de solidarité avec la lutte du peuple ukrainien

Après une délégation du Réseau syndical international qui s’est rendue pour le 1 er mai en Ukraine, c’est le Réseau européen de solidarité avec l’Ukraine (RESU) https://ukraine-solidarity.eu/ qui a envoyé une délégation de 26 personnes d’une dizaine de pays, dont des parlementaires polonais, suisses, danois, finlandais ainsi que des représentants de mouvements de solidarités anglais, belge, français, espagnol, (Catalogne) du 4 au 7 mai, accueillis notamment par l’organisation ukrainienne Sotsialnyi Rukh (Mouvement social ukrainien). Un texte présenté par Vitali, de Sotsialnyi Rukh, a été adopté lors d’une dernière assemblée réunissant

La lutte pour l’autodétermination de l’Ukraine

Entretien avec Yuliya Yurchenko, conduit par Ashley Smith Ashley Smith: Quelles sont les conditions de vie des Ukrainiens dans cette guerre ? Quel est l’état de la résistance militaire et civile à l’invasion de la Russie ? Yuliya Yurchenko: Tout d’abord, c’est vraiment bien de m’entretenir avec vous et de raconter l’histoire de cette guerre et de cette résistance d’un point de vue ukrainien et de gauche. Je pense que tout le monde sait que les bombardements russes ont gravement endommagé des villes entières, notamment Marioupol, et tué un nombre innombrable de

Contre l’impérialisme russe

Bien que la majorité de la gauche ait condamné l’invasion russe de l’Ukraine, l’unité du camp de gauche fait toujours défaut. Nous voudrions nous adresser à ceux de gauche qui s’en tiennent encore à la position des « torts partagés » qui considère la guerre comme une guerre inter-impérialiste. Il est grand temps que la gauche se réveille et fasse une « analyse concrète de la situation concrète » au lieu de reproduire les cadres usés de la guerre froide. Négliger l’impérialisme russe est une terrible erreur pour la gauche. C’est Poutine, et non l’OTAN,

Nous soutenons les réfractaires à l’armée russe

Le 24 février, l’armée russe a envahi le territoire ukrainien. Depuis, la population ukrainienne subit les bombes, tirs d’artillerie, chars, qui tuent, mutilent, détruisent. Ils et elles résistent aux attaques décidées par le régime dictatorial de Poutine. Comme dans toute guerre, ce sont les peuples qui sont les premières victimes. Des témoignages montrent des refus d’obéissance au sein de l’armée russe. Des soldats désertent. Nous devons leur apporter notre solidarité ! C’est aussi un moyen de soutenir ceux qui, en Russie, s’opposent à Poutine et à son régime. Nous sommes pour le

Avec le peuple ukrainien

Les villes et les campagnes ukrainiennes sont sous les bombes. Les civils sont pris pour cibles et jetés sur les routes de l’Europe, entraînant la mort de dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants tous les jours. L’invasion menée par l’armée russe, sur ordres de Vladimir Poutine, réveille les pires souvenirs de notre continent traumatisé par deux guerres mondiales. La solidarité avec le peuple ukrainien et les réfugiés fuyant cette guerre, quelles que soient leurs origines, va de soi pour nous, qui nous reconnaissons dans les combats de la gauche et

Communiqué du Mouvement Socialiste de Russie

Des manifestations anti-guerre se sont déroulées le dimanche 6 mars dans de nombreuses villes de Russie, Moscou et Saint Petersbourg,mais aussi en Sibérie, à Tomsk, Novosibirsk, à Krasnoïarsk et Nijniy Novgorod. Toute la journée, le canal Telegram du Mouvement Socialiste de Russie en a rendu compte. A l’issue de cette journée de courageuses mobilisations, il a publié le communiqué suivant le 6 mars : Le pouvoir s’est bien préparé aux meetings d’aujourd’hui. L’arsenal des lois répressives s’était enrichi la veille d’un nouveau paquet de correctifs au code administratif et au

La guerre en Ukraine et l’anti-impérialisme aujourd’hui. Une réponse à Gilbert Achcar

Partons de ce constat : il y a aujourd’hui, au sein de la gauche de gauche, celle qui s’est mobilisée contre les guerres impériales des dernières décennies, des approches différentes et, sur certains points, divergentes sur la guerre en Ukraine. En Europe et, plus largement, dans les pays « occidentaux » (ce terme problématique prend néanmoins dans ce contexte une signification plus précise), les positions de soutien à la Russie sont marginales. Même les partis communistes ouvertement nostalgiques de l’URSS tels que les partis grec et portugais ont condamné l’invasion russe, qualifiée de « guerre impérialiste », et souligné