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L’extrême droite radicale galvanisée par la montée du RN

Depuis le mois de septembre, pas une semaine sans que la presse régionale et nationale ne se fasse l’écho des exactions commises par des membres de l’extrême droite radicale, un peu partout en France. Militants syndicalistes, antiracistes et antifascistes, mais aussi minorités ethniques, religieuses ou de genre sont la cible privilégiée d’une nébuleuse de groupuscules locaux, issus des mouvances identitaires, nationalistes et néonazies. De Paris à Marseille, en passant par Albi, Clermont-Ferrand ou encore Besançon, se multiplient agressions et dégradations, souvent signées et revendiquées. Réceptacle historique de l’extrême droite radicale

Aliot veut faire taire une militante antiraciste.

Louis Aliot, l’un des principaux dirigeants du FN/RN, veut faire taire Josie Boucher, une militante de tous les combats dans la ville, Perpignan, qu’il vient de conquérir. Le seul tort de Josie ? Avoir qualifié le nouveau maire de « fasciste » et affirmé que les réfugié-es ukrainien-nes ne pouvaient rien attendre de lui. Une manière de rappeler que, sous la dernière couche de peinture et au-delà des campagnes de communication publique, c’est toujours la vieille extrême droite raciste qu’incarnent Aliot et le FN devenu RN. *** Maire de Perpignan, Louis Aliot

Scoop ! Le Rassemblement National reste un parti raciste !

« Je m’appelle Carlos Martens Bilongo. Je suis né en France à Villiers-le-Bel » « Retourne en Afrique », « Qu’il(s) retourne(ent )» en Afrique », peu importe au final ce qui a été dit. Que ce soit Carlos Marten Bilongo qui était visé directement ou les 234 migrant·es rescapé·es secouru·es par l’Ocean Viking, qui errent en Méditerranée faute de pouvoir trouver un port européen pour les accueillir, le racisme est le même. Quelle que soit l’invective, Carrlos Marten Bilongo, même député était bien évidemment concerné. Et c’est parce qu’il

RN : un nouveau président pour un parti toujours xénophobe

Le 18e congrès du Rassemblement national qui se tient le 5 novembre à Paris est un événement à double titre. Devant illustrer une nouvelle étape de la normalisation du parti voulue par Marine Le Pen, ce rendez-vous politique majeur intervient un mois à peine après le cinquantième anniversaire du FN créé en 1972 par les néo-fascistes d’Ordre nouveau et rassemblant alors des pétainistes, poujadistes, néonazis et autres partisans de l’Algérie française dans une « concrétisation de l’unité du nationalisme français ». Il va par ailleurs marquer la fin symbolique d’une époque puisque

Une ignoble indécence

L’abominable meurtre de la jeune Lola, aux proches de laquelle nous apportons toute notre solidarité, a déclenché une immonde campagne de récupération politique à l’initiative de l’extrême droite et des franges les plus droitières des « Républicains ». On y retrouve, dans une communication parfaitement construite, l’ensemble des théories répressives, complotistes et racistes développées depuis de nombreuses années. L’annonce de l’arrestation, quelques heures à peine après les faits, d’une jeune femme manifestement déséquilibrée et d’origine étrangère a été le prétexte d’un déferlement inouï de haine anti-immigrés, d’appels à une justice

Le spectre du fascisme hante de nouveau l’Italie

Hier soir, la coalition de droite et d’extrême-droite est sortie vainqueur des élections législatives en Italie. Le parti  » post-fasciste » de Giorgia Meloni arrive en tête du scrutin avec 26% des voix. C’est la première fois depuis 1945. Un siècle après Mussolini, le spectre du fascisme hante de nouveau l’Italie. Cette nouvelle percée doit être une alerte pour l’Europe entière. Meloni a notamment affirmé sans complexe son admiration pour Mussolini, a le soutien explicite du monde des affaires, a qualifié l’arrivée de migrants « d’invasion », condamne fermement ce qu’elle appelle le « lobby LGBT » et

Suède : la droite fait la courte échelle aux néofascistes

Il est probable que la Suède sera gouvernée dans les mois et années à venir par une coalition de la droite et de l’extrême droite, disposant d’une majorité très réduite et mettant fin à huit années de gouvernement social-démocrate. Issu du mouvement néonazi suédois et principale force d’extrême droite en Suède, les Démocrates suédois (DS) accèderaient ainsi pour la première fois de leur histoire à des responsabilités gouvernementales. Le résultat marque un déclin évident de l’éventail progressiste de la politique suédoise dans son ensemble et du Parti de gauche en

La marée noire montante en Italie, une contre- révolution rampante

A la veille des élections parlementaires italiennes du dimanche 25 septembre, qui verront selon toutes probabilités la victoire de la coalition de la droite et de l’extrême-droite, nous publions un article de Stefanie Prezioso, qui tente de comprendre « comment nous en sommes arrivés là ». Stefanie Prezioso est historienne, enseignante à l’Université de Lausanne. Militante d’Ensembles à Gauche – Genève, elle est élue au Conseil national (le parlement fédéral) Suisse. La version originale de cet article a été publiée sur le site du magazine américain de la gauche radicale New Politics.

Face à l’extrême droite, quelle stratégie populaire ?

En cette rentrée politique de la Nupes, des débats stratégiques prenant souvent la forme de polémiques nous traversent. Encore faut-il les démêler… Et ne pas se laisser enfermer dans le cadre binaire qui semble nous être proposé, comme s’il fallait choisir entre le travail et la paresse, la France des banlieues et celle des ronds-points, le barbecue et l’égalité hommes/femmes. Ce dont il est question au fond, c’est de notre orientation. Comment empêcher l’extrême droite de prospérer, notamment dans les catégories populaires ? Comment agréger de nouveaux pans de la société pour construire des

Le Pen : danger mortel

Jean-Luc Mélenchon a manqué le 2d tour à 400 000 voix. 400 000 voix qui auraient redonné espoir, confiance, et épargné au pays l’épreuve des jours qui nous séparent du 24 avril, marqués par un débat polarisé entre un président sortant au bilan catastrophique qui annonce vouloir encore durcir sa politique anti-sociale au service des plus riches, et une Marine Le Pen qui surfe sur le dégagisme mais sur fond de vernis social illusoire, avec le racisme comme boussole et des alliés néofascistes en Europe et dans le monde. Le bilan de

A ma·mon camarade antifasciste du second tour

Au premier abord, ça m’a gonflé. Et puis après, ça m’a inquiété. Maintenant, ça me fait carrément flipper. Je ne compte plus le nombre de commentaires de ce type : « Tu n’es pas clair, tu votes Macron ou pas ? » , « C’est super grave, il faut voter Macron. », « Si tu ne votes pas Macron, tu votes Le Pen. », « Tu ne vas pas voter Le Pen quand même ? », « Ne pas voter Macron, c’est user de son privilège de mâle blanc privilégié. ». Et j’en passe. Camarade, camarade antifasciste du

La falsification « sociale » du programme de Le Pen

Certes Marine Le Pen et son Rassemblement National sont xénophobes versant raciste accentué. Cela suffirait à en faire un danger public, même si l’outrance d’un Zemmour a tendance à faire oublier l’ADN du mouvement post-fasciste. A tort, puisque si Marine Le Pen a accepté de se caler sur des amis comme le Hongrois Orban l’amenant à tempérer un peu les diatribes anti-européennes tout en exhalant un souverainisme mortifère, elle n’a pas bougé d’un millimètre sur ses sujets de prédilection : l’immigration cause de tous les maux, dont une insécurité présentée comme

Vous avez dit « fasciste » ?

Le 18 octobre, à l’invitation de son compère Robert Ménard, Eric Zemmour était à Béziers pour une séance de dédicace aux allures de meeting électoral. C’était l’occasion de préciser, en quelques fortes phrases sa conception du pouvoir, de sa finalité et de son exercice. Pour « relégitimer l’ordre et la discipline », pas seulement à l’école s’entend, mais bien au sein de toute la société, il faut imposer le pouvoir que l’on a conquis : « quand on a le pouvoir, il faut l’imposer ». Soit, mais encore : « aujourd’hui, nous avons des contre-pouvoirs qui sont

Le moment Zemmour

Que s’est-il passé ? Comment en est-on arrivé à une situation où une tête de gondole médiatique aux prises de position fascisantes se transforme en un potentiel candidat à l’élection présidentielle adulé par nombre de médias dominants ? Comment Zemmour vient-il s’installer sur les terres de l’extrême droite tout en contournant le Rassemblement national affaibli par sa récente défaite électorale et déstabilisé en interne ? C’est ce qu’analyse ici Stathis Kouvelakis en insistant sur la recomposition de cette extrême droite scindée en deux mais qui ancre en tout cas la

Grave attaque fasciste contre la CGIL

Depuis plusieurs semaines, le mouvement antivax et anti-pass sanitaire (le Green Pass) organisait des manifestations dans les principales villes italiennes, sur les mêmes thèmes qu’en France, dans la même confusion complotiste, portées par les mêmes forces au sein desquelles l’extrême-droite fascisante était très présente, sans toutefois avoir la même ampleur que les premières manifestations françaises. La situation s’est tendue le samedi 9 octobre, particulièrement à Milan et surtout à Rome, lors de manifestations regroupant chacune environ dix mille personnes. Ces manifestations étaient organisées à la veille de la mise en