Quatre vingt militantes et militants de la Gauche Ecosocialiste représentant les collectifs qui la composent se sont réuni·es le samedi 15 octobre, juste avant la grande marche du 16 octobre à laquelle elles et ils ont participé aux côtés des autres militant·es de la FI et de la NUPES venu·es de toute la France. La Gauche Ecosocialiste est un courant organisé, héritier d’Ensemble-Insoumise, et désormais distinct d’Ensemble !, dont elle n’est plus partie prenante. La discussion, très riche, a permis d’aborder de nombreux aspects d’une situation très complexe. Il s’est agi notamment d’analyser
Le courant politique bourgeois au pouvoir, le macronisme, c’est à dire le néolibéralisme à tendance répressive, ne peut plus se passer de l’islamophobie. Il s’agit d’une véritable dépendance qui a tout à voir avec l’incapacité du néolibéralisme à proposer un horizon politique mobilisateur, à faire accepter son projet de reformatage de la société comme légitime ou même, tout simplement, à être efficace. Cela n’est pas étonnant : à chaque gouvernement menant une politique libérale qui se succède, le consentement populaire est plus difficilement acquis et l’islamophobie est un levier encore plus
Le lycée professionnel s’apprête à subir l’une des réformes les plus importantes de ces dernières décennies. Fait rare : le projet a la singularité de faire l’unanimité contre lui, chez les enseignants et dans leurs représentations syndicales, qui appellent toutes à la grève le 18 octobre. Qui se soucie du lycée professionnel en dehors de celles et ceux qui y travaillent, de celles et ceux qui y étudient ? Aucune réforme n’a provoqué de mobilisations d’ampleur dans l’opinion publique. Il y aurait pourtant eu de multiples raisons de s’indigner. Mentionnons-en
Courant septembre, Uber Eats, filiale de livraison de repas d’Uber, a annoncé avoir mis un terme à plus de 2500 contrats de livreurs en France. Le prétexte retenu était de supprimer un certain de contrats suspectés d’avoir été frauduleusement attribués à des travailleurs sans-papiers. Cette décision jette une lumière toujours plus crue sur les pratiques des plateformes de livraison, mais plus généralement sur l’ensemble de l’économie « uberisée ». Nous avons demandé à Leila Chaïbi députée européenne La France Insoumise, à l’origine d’une Directive de la Commission Européenne en vue de réglementer
Loin d’abattre les salarié.e.s, les mesures de réquisition prises par les préfets en direction des sites de Esso à Gravenchon et de Total à Dunkerque ont contribué à augmenter la colère et la volonté des travailleurs.ses. Dans le même temps, dans plusieurs centrales nucléaires, les équipes de maintenance sont en grève sur la question des salaires. Les appels syndicaux et les initiatives se sont multipliés pour appeler à la solidarité et à l’élargissement des conflits en cours. La Gauche écosocialiste apporte sa totale solidarité avec les salarié.e.s en lutte et
Le peuple ukrainien a été confronté à des défis difficiles, mais il a prouvé sa capacité à lutter pour le droit de décider de son propre destin, et sa détermination à défendre le pays et à mettre fin à la guerre dès que possible. Les autorités et les représentants de l’idéologie fondamentaliste du marché, ainsi que les grandes entreprises, continuent de faire passer un modèle économique axé sur le bénéfice d’une minorité au détriment du bien-être de la majorité absolue. Dans ce modèle, les travailleurs sont complètement soumis à la
E. Borne a mis les menaces du pouvoir à exécution : elle vient d’annoncer qu’elle demandait aux préfets « d’engager la procédure de réquisition des personnels indispensables au fonctionnement des dépôts d’Esso-ExxonMobil ». Les sites concernés sont ceux de Notre-Dame de Gravenchon (76) et de Fos-sur-mer (13). Le prétexte invoqué est la signature d’un accord salarial entre deux organisations syndicales et la direction, accord refusé par la CGT et FO, majoritaire sur les raffineries, au motif que les propositions faites sont les mêmes que le 20 septembre dernier, hormis une
« Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit » Mélancholia, V. Hugo Grand bond en arrière Lors de son discours de rentrée à propos de l’école, le Président Macron a annoncé une série de mesures visant l’enseignement professionnel. Pour qui connaît ce domaine du système éducatif français – qui accueille tout de même un peu plus de 600 000 élèves – c’est une liquidation qu’il a alors engagée. Elle porte autant sur le fond éducatif que sur l’organisation des établissements. C’est, comme toujours avec lui, «
La dernière polémique en date à propos d’un tweet de Jean-Luc Mélenchon évoquant la marche des femmes d’Octobre 1789 est a priori tout à fait étonnante : après tout, la geste de la « Grande révolution » – celle qui a établi la « République » – est censée faire partie du patrimoine commun. A tel point d’ailleurs que, la semaine passée, ce n’est absolument pas Mélenchon qui a, le premier ravivé, ce souvenir révolutionnaire… mais les responsables français de l’organisation des Jeux Olympiques. En effet, l’aller-retour Paris-Versailles-Paris sera le parcours de l’une des épreuves les
Depuis hier et durant les jours qui vont suivre les critiques littéraires vont en parler, Annie Ernaux est prix Nobel de littérature ! Chez celles et ceux qui l’aiment, ça jubile et ça s’envoie des tweets, des SMS, des articles, et ça fait suivre et ça prend sa revanche. C’est donc avec une grande humilité qu’à notre tour nous nous joignons aux louanges faites à cette grande autrice qu’est Annie Ernaux et plutôt qu’un commentaire littéraire (que d’autres feront bien mieux que nous), il faut voir ce qui, dans la gauche,
Le premier tour des élections générales de 2022 a apporté une surprise amère aux forces militantes de gauche qui, en suivant les sondages électoraux [1], s’attendait à une victoire électorale de Lula dès le premier tour du 2 octobre, ou à un second tour [le 30 octobre] car manquant quelques voix près, mais avec une large marge d’avance sur Bolsonaro. Certaines leçons doivent être tirées immédiatement, car notre défi est énorme dans les semaines à venir. Elire Lula pour battre Bolsonaro, nous le savons maintenant, sera plus difficile et, par conséquent, plus vital. Où