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Partielles en Ariège : la victoire de la réaction

Dimanche dernier, notre candidate et ancienne députée Bénédicte Taurine, FI/Nupes a été battue par Martine Froger, candidate soi-disant socialiste dissidente. Le score est certes sans appel, mais tant la participation que le soutien obtenu par la candidate dissidente, doivent nous interpeller. Sans doute que le terme de réaction à l’encontre des soutiens de Mme Froger dans cette élection ariégeoise, peut paraître outrancier. Mais pourtant il est à tout à fait pertinent de qualifier de réaction quand on parle du front qui s’est retrouvé à soutenir la candidate de Mme Téqui,

Congrès de la CGT : et à la fin qui gagne ?

Quelques réflexions d’un militant de la CGT depuis 25 ans… Sophie Binet a donc été élue secrétaire générale de la CGTi. Ni Marie Buisson ni Céline Verzeletti ne seront les premières femmes à ce poste à la CGT, mais ce sera la représentante d’une « troisième voie ». Au-delà des questions de fond sur lesquelles nous reviendrons, l’élection d’une femme à la tête de la CGT est une bonne nouvelle pour le syndicalisme, quelques semaines après la tribune de Murielle Guilbert (« Je ne veux plus être la seule sur la photo

Législatives en Ariège : le dimanche 2 avril, votez et faîtes voter pour Bénédicte Taurine !

Dimanche dernier, Bénédicte Taurine, FI/NUPES, candidate à sa propre succession, s’est qualifiée pour le second tour des élections législatives partielles en Ariège. Son adversaire sera Martine Froger, candidate dite dissidente du PS (en réalité suspendue de celui-ci depuis juin dernier), d’un PS local anti-Nupes, soutenu par la présidente de région social-libérale et « Macron-compatible », Carole Delga. Au premier tour, la candidate de Renaissance a essuyé une défaite cinglante, arrivant en 4ème positon alors qu’elle avait franchi le pas du deuxième tour en juin dernier. Quant au RN, à l’origine

Et si tout devenait possible ? Le souffle et l’esprit de mai en mars

La jeunesse est la plaque sensible de la société aurait dit Lénine au moment des mouvements étudiants pour la démocratie dans la Russie tsariste du début du 20e siècle. En ce 23 mars (belle revanche sociale sur un autre 23 mars, celui de 1979 qui sonnait le glas du mouvement des sidérurgistes)[1] la participation massive, beaucoup plus importante que dans les dernières semaines, de lycéens et étudiants aux cortèges tant à Paris qu’en région, nous indique que quelque chose bouge dans les profondeurs de la société. En parlant d’une « plaque sensible

Comment le mouvement de protestation a mis Benjamin Netanyahou à genoux.

Nous publions ici l’article d’Haggai Matar, directeur du magazine en ligne +972 et militant de la gauche radicale israélienne . Cet article a été mis en ligne sur le site du magazine lundi 27 mars, quelques heures avant l’annonce de la « mise en pause » de la réforme des institutions judiciaires par Netanyahou lui-même. Si sa coalition tient encore, apparemment, c’est au prix d’une nouvelle concession faite au ministre d’extrême-droite Itamar Ben Gvir de la constitution d’une nouvelle unité de police « anti-crime » placée sous son exclusive autorité. Le terme « sans précédent »

Sainte Soline : témoignage d’une députée

Il m’a fallu quelques heures pour rédiger ce texte. Quelques heures pour digérer et tenter d’analyser ce que nous avons vécu hier à #SainteSoline. Dormir un peu malgré le bruit sourd des explosions qui se répète dans nos têtes. Dormir malgré les images de blessé·es, la peur sur les visages qui contrastait avec la joie du début de journée. La joie d’être ensemble, des dizaines de milliers à défiler pour ce bien commun et précieux qu’est l’eau. Tôt le matin, nous nous sommes retrouvé à Vanzay pour le départ de

Jeunes filles empoisonnées en Iran : plus que jamais, « Femmes, Vie, Liberté ».

En Iran, 5000 élèves, principalement des jeunes filles, ont été victimes de tentatives d’empoisonnement dans l’enceinte de 230 établissements. Malaises, évanouissements, difficultés respiratoires dues à une vague d’attaques commencées fin novembre 2022 dans la ville de Qom, ville sainte où sévit un clergé ultra conservateur. Cette vague a touché 25 provinces sur les 30. Les parents d’élèves se sont organisés dans plusieurs villes et ont manifesté leur inquiétude et leur colère face à ces actes. Ils ont été brutalement réprimés, à l’image de la répression sanglante qui sévit depuis la

Retraites

La folle stratégie de la tension face au peuple debout

De fiasco en fiasco… L’intervention d’Emmanuel Macron au 13h n’aura apporté qu’une nouvelle pelletée de charbon à l’embrasement populaire. Alors que la crise de régime s’approfondit, le Président rejette toutes les issues : remaniement, dissolution, référendum, retrait. Une sidérante fin de non-recevoir à la colère des Français. Macron assume d’avancer « à marche forcée » (sic). Après le recours au 49.3 et une motion de censure rejetée à seulement 9 voix, le pouvoir en place ne tient plus qu’à un fil. Le peuple est vent debout, les syndicats sont soudés et déterminés comme jamais

Libérez Maksym Butkevych, illégalement condamné sur un territoire occupé par la Russie 

Cet appel a été préparé en Ukraine avec la famille, les proches et les ami.e.s activistes de Maksym Butkevych, il circule en plusieurs langues. Le 10 mars 2023, le Comité d’enquêtes de la Fédération de Russie a annoncé la condamnation du défenseur des droits de l’homme et militaire ukrainien Maksym Butkevch, capturé par les Russes l’été dernier lors des combats dans la région de Louhansk, à 13 ans de prison pour des faits entièrement fabriqués. Avec lui, deux autres prisonniers ukrainiens ont également été condamnés – Viktor Pokhozey et Vladyslav

Un pays qui ne se tient pas sage : Macron face à la censure populaire

Au lendemain du vote sur la motion de censure trans-partisane, repoussée par neuf voix manquantes seulement, la grève se maintient dans les secteurs stratégiques du raffinage, de la propreté urbaine, à la SNCF, dans les ports et docks, etc. Les actions de blocages menées sur une base interprofessionnelle et intersyndicale, les rassemblements, les débrayages, et maintenant les occupations de places et manifestations nocturnes se multiplient, exprimant la colère très profonde du pays et manifestant l’entrée en lutte de la jeunesse et de la population au-delà du monde syndical. Le soutien

Adresse pour une nouvelle force éco-socialiste !

En cette troisième décennie du siècle, les périls menaçant l’humanité s’accumulent et une alternative globale est plus que jamais nécessaire. Les effets délétères du réchauffement climatique sont là : canicules, sécheresses, mégas feux de forêts et inondations catastrophiques (notamment récemment au Pakistan). La montée des eaux issues de la fonte des glaciers du Groënland et de l’Antarctique devient un risque de plus en plus concret. La réduction très rapide de la biodiversité, la multiplication des pollutions de toutes sortes, l’épuisement des ressources naturelles et des sols, se poursuivent, malgré les

L’extrême droite radicale et l’écologie

En complément à notre premier article sur le programme fumeux du RN (ici) , nous publions une analyse des références idéologiques de l’extrême droite sur les questions environnementales. L’écologie identitaire a été théorisée et s’est développée dans les années 1970, dans les marges les plus radicales de l’extrême droite, dans le sillage et autour de la Nouvelle Droite. Sous diverses formes l’extrême-droite la plus radicale s’empare de la question écologique. Tour d’horizon de leurs thèses et de leurs pratiques. La Nouvelle Droite, matrice idéologique La Nouvelle Droite est décrite par

Le 49.3, un tournant dans la lutte

Ces quelques notes de conjoncture visent à tirer les premières leçons du cycle de mobilisation contre la réforme des retraites qui s’inscrira dans l’histoire comme l’un des grands moments de la lutte des classes, quelle que soit l’issue. La lutte est puissante. Le combat continue. La victoire est possible. 1/ En utilisant le 49.3, Macron a choisi la voie de la brutalité. S’il l’a fait, c’est parce qu’il n’était pas certain de l’emporter par le vote simple de la loi. Ce revers est le produit de la puissante mobilisation sociale

Le chemin de la victoire est ouvert. Avec la Nupes, traçons la route !

C’est une claque. Magistrale. Emmanuel Macron et le gouvernement ont dû prendre acte de l’impossibilité de trouver une majorité à l’Assemblée nationale autour de leur funeste projet de loi sur les retraites. Les chantages et les menaces n’auront pas réussi à faire basculer les députés LR récalcitrants. Au lieu d’en prendre acte et d’entendre l’écrasante majorité des Français, le Président et Elisabeth Borne ont décidé de passer en force avec un énième 49.3. L’entêtement dogmatique plutôt que la démocratie. L’affirmation d’une toute-puissance plutôt qu’un vote au Parlement. L’écrasement de la volonté du