Instagram RSS

Comment répondre aux attaques contre l’école publique ?

La commission Éducation de la Gauche Ecosocialiste organisait le 18 mars 2024 une réunion débat. Cette initiative était animée par Laurence De Cock (historienne de l’école, enseignante et militante pédagogique, membre de la commission Éducation de la GéS) qui est revenue sur la situation actuelle de l’école et a dressé des pistes politiques. Frédéric Grimaud (enseignant et docteur en sciences de l’éducation, militant au SNUipp-FSU) est revenu sur la question du travail des professeur.es à partir de son ouvrage (Enseignants, les nouveaux prolétaires) et Grégory Chambat (enseignant en collège auprès

Meeting à Montpellier : un élan de mobilisation important !

Ce dimanche à Montpellier, la liste Union Populaire pour les élections européennes a tenu un meeting important. Avec près de 1000 personnes rassemblées, une seconde salle a dû être ouverte pour accueillir toute la foule enthousiaste qui s’était déplacée jusqu’à la capitale languedocienne. Parmi les intervenant·es, on comptait des figures marquantes telles que la députée de Montpellier Nathalie Oziol, qui a lancé le meeting ; l’inspecteur du travail Anthony Smith, très incisif sur les questions sociales et sur la thématique du droit du travail, évidemment, mais dessinant aussi ce que

Non à la mise en péril du processus de décolonisation en Nouvelle-Calédonie

L’État a imposé que le 3e référendum d’autodétermination se tienne à la date prévue en décembre 2021. C’était aller contre la demande des indépendantistes de le reporter, compte tenu de l’impact du covid et de la période de deuil qui s’en est suivie. En dépit d’une abstention de 57 %, dont une majorité de Kanaks, le gouvernement considère que l’électorat de l’archipel a alors définitivement opté pour une « Nouvelle-Calédonie dans la France ». Aujourd’hui, il décide de reporter les élections provinciales de 2024 et de modifier la Constitution pour autoriser le «

Portugal : il y a 50 ans, la Révolution des Oeillets

Le 25 avril 1974, la diffusion de « Grandola Villa Morena » (1) sur les ondes de Radio Renaissance marque le lancement de ce qui n’était à l’origine qu’un coup d’Etat et allait rapidement devenir la « Révolution des Œillets ». A l’origine de l’événement, il y a la prise du pouvoir par certains secteurs de l’armée, à l’instigation du Mouvement des Forces Armées (MFA). Le MFA est une organisation clandestine regroupant des officiers supérieurs – les « capitaines d’Avril » – dont l’objectif principal était d’en finir avec les guerres coloniales perdues d’avance que le

Iran, Israël – Stop à l’escalade : cessez-le-feu !

En réplique au bombardement du consulat iranien en Syrie par le gouvernement Netanyahu, l’Iran a lancé une attaque de drones contre Israël. La France insoumise a condamné le bombardement du consulat iranien et le meurtre des seize personnes qui s’y trouvaient. Elle condamne tout aussi clairement et fermement la riposte iranienne. En effet, cette dernière accepte l’escalade militaire et fait seulement le jeu des partisans d’une généralisation de la guerre. La guerre reste un échec politique et elle ne produit rien d’autres que de nouvelles violences, de nouvelles escalades et des souffrances

La Cité Scolaire Internationale Jacques Chirac à Marseille, ou « Stanislas dans le public »

Etablissement au statut hybride rendu possible grâce à la Loi « Pour une école de la confiance » de J-M Blanquer, qui permet de déroger entièrement à la carte scolaire, de sélectionner les élèves et de recevoir des financements privés, il s’agit d’un établissement qui transpose dans le public les principes d’entre-soi et de sélection propres aux établissements privés les plus élitistes. Située dans la zone littorale d’Euroméditerranée, vaste projet de renouvellement urbain des quartiers du port, au pied du siège social de la CMA-CGM, elle est actuellement en construction en partenariat

Public vs Privé : « Rallumer la guerre scolaire… » ?

Les conclusions de la mission parlementaire sur le financement de l’école privée sous contrat, dont les rapporteurs sont Paul Vannier (LFI, Val d’Oise) et Christopher Weissberg (RE, 1ère circonscription des français de l’étranger), ont été publiées mardi 2 avril dernier. Elles pointent en premier lieu l’opacité qui règne sur le montant des dépenses publiques allouées à l’enseignement privé, cela alors que la mobilisation pour un plan d’urgence pour l’éducation en Seine St-Denis se poursuit depuis plusieurs semaines et fait face à la surdité accablante du gouvernement. Cette situation souligne à

Beziers : marchons pour nos libertés, contre les idées d’extrême-droite

Chaque jour, la crise politique et démocratique s’accentue. Les urgences sociales ne sont pas prises en compte, alors que les inégalités se creusent dans le pays. Nous constatons que cette situation aggrave le quotidien des Françaises et des Français. Les politiques de rigueur et d’austérité imposées ne permettent plus à nos services et entreprises publiques de faire république. Les sondages annoncent comme inéluctable la victoire de l’extrême droite lors des prochaines élections européennes, nous dénonçons l’attitude de certains médias faisant campagne pour des candidats ouvertement racistes et réactionnaires. Le racisme

SILENCE ! Une campagne publicitaire agressive dans le tram…

Lettre ouverte au Maire de Montpellier « …Que cherchez -vous ? Vos messages /Arrivent au bateau déformés; /Votre amour devient haine, /Votre sérénité tourment; /Et je ne peux me retourner /Pour voir vos visages sur la rive… » (« Solidarité » Georges Séféris) Jamais on ne pourrait imaginer en se déplaçant dans le tram, que nous sommes dans une ville avec un maire socialiste… Chaque arrêt de tram nous glace le coeur et nous ramène à un contexte de loi martiale répressive, une ambiance de « dictature » morale…  La bienvenue gratuité des transports en métropole (bienvenue, bien que limitée ! ),

Grèce : la deuxième mort de Syriza ou, de la tragédie à la farce

Syriza traverse actuellement ce qui pourrait bien être sa crise finale après l’élection à sa tête d’un ancien trader : Stefanos Kasselakis. Celui-ci a pris la succession d’Alexis Tsipras après la déroute électorale récente du parti, en bénéficiant d’un large soutien des médias dominants et d’un système de « primaire interne » qui permet à toute personne s’inscrivant en ligne et payant la somme de deux euros de participer à l’élection du chef du parti. Stathis Kouvélakis analyse dans cet article ce qui apparaît d’ores et déjà comme la « deuxième mort » de

Rwanda : sortir du déni, agir à l’avenir

Un million de Tutsis, dont une majorité de femmes et d’enfants, furent massacré·es entre le 7 avril et le 4 juillet 1994. En cent jours, un génocide a été commis au Rwanda, soit l’un des pires crimes perpétrés au 20e siècle, qui en a pourtant connu de nombreux. Les milices Interahamwe ont consciencieusement suivi le plan conçu par les extrémistes promoteurs du « Hutu Power », parvenus au pouvoir après l’attentat qui a coûté la vie au président Juvénal Habyarimana. Sans la victoire militaire du Front patriotique rwandais (FPR), dont est issu l’actuel

Italie : pour un 25 avril antifasciste de masse.

Le 25 avril 1945, alors que plusieurs grandes villes italiennes avaient déjà été libérées par l’action conjointe des partisans et des armées alliées, le Nord de l’Italie était encore sous la botte des troupes nazies et des forces fascistes du régime musssolinien de la République de Salò. A Milan, la Résistance lance un appel à l’insurrection générale et, le 8 mai, l’ensemble de l’Italie est libéré. Depuis lors, le 25 avril est une journée fériée, fête de la Libération, célébrant la victoire sur le «  nazifascisme ». Elle a toujours été